Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
Île des Poètes

LES PLUS BEAUX POÈMES D'AUTOMNE ET LEUR SIGNIFICATION

20 Octobre 2016, 14:18pm

Publié par Fathia Nasr

FÉE AUTOMNE

Les plus beaux poèmes d'automne et leur signification

Les plus beaux poèmes d'automne ont été écrits par de célèbres auteurs et leur signification ne se rapporte pas toujours à un hommage à la saison mais aussi et surtout, à la vie et à la mort.

 De nombreux écrivains ont composé les plus beaux poèmes d'automne. Deux d'entre eux à savoir Alphonse de Lamartine et Jean Moréas ont composé des poèmes puissants en hommage à la nature mais aussi à la vie et à la mort.

 Rêves d'automne d'Alphonse de Lamartine

Alphonse de Lamartine — Premières méditations poétiques: L’Automne

Méditation Vingt-neuvième

L’Automne

 

Salut ! bois couronnés d’un reste de verdure !

Feuillages jaunissants sur les gazons épars !

Salut, derniers beaux jours; Le deuil de la nature

Convient à la douleur et plaît à mes regards.

 

Je suis d’un pas rêveur le sentier solitaire ;

J’aime à revoir encor, pour la dernière fois,

Ce soleil pâlissant, dont la faible lumière

Perce à peine à mes pieds l’obscurité des bois.

 

Oui, dans ces jours d’automne où la nature expire,

À ses regards voilés je trouve plus d’attraits :

C’est l’adieu d’un ami, c’est le dernier sourire

Des lèvres que la mort va fermer pour jamais.

 

Ainsi, prêt à quitter l’horizon de la vie,

Pleurant de mes longs jours l’espoir évanoui,

Je me retourne encore, et d’un regard d’envie

Je contemple ses biens dont je n’ai pas joui.

 

Terre, soleil, vallons, belle et douce nature,

Je vous dois une larme aux bords de mon tombeau !

L’air est si parfumé ! la lumière est si pure !

Aux regards d’un mourant le soleil est si beau !

 

Je voudrais maintenant vider jusqu’à la lie

Ce calice mêlé de nectar et de fiel :

Au fond de cette coupe où je buvais la vie,

Peut-être restait-il une goutte de miel !

 

Peut-être l’avenir me gardait-il encore

Un retour de bonheur dont l’espoir est perdu !

Peut-être dans la foule une âme que j’ignore

Aurait compris mon âme, et m’aurait répondu !…

 

La fleur tombe en livrant ses parfums au zéphyre ;

À la vie, au soleil, ce sont là ses adieux ;

Moi, je meurs ; et mon âme, au moment qu’elle expire,

S’exhale comme un son triste et mélodieux.

Le poème d'Alphonse de Lamartine est parmi les plus beaux poèmes d'automne composés. En effet, c'est une ode à la nature vieillissante, mourante. Les arbres d'ordinaire verdoyants, flétrissent en automne et meurent complètement durant l'hiver. L'hiver qui est associé à la mort est précédé par la vieillesse, l'automne.

De Lamartine parle ici de manière imagée de la vieillesse, de cette solitude qui entoure la vieillesse en attendant la mort. Le poème montre clairement qu'il s'agit d'un homme vieillissant (le poète lui même a fortiori) qui traverse une nature désolée, flétrie, vieillissante... et il se reconnaît en elle, il se réjouit de pouvoir l'admirer encore une dernière fois. C'est aussi un poème qui fait état des regrets que l'on peut éprouver à l'automne de sa vie.

          Feuilles d'automne de Jean Moréas

                Va-t-on songer à l'automne

A l'aquilon détesté

Quand la lumière environne

La vie et le fier été !

De l'arbre au profond feuillage

Des parterres du jardin

La brise tire un langage

D'allégresse et de dédain.

Vous qui passez sur la route

Saouls de la sève des bois,

Chantez ! Riez ! Moi j'écoute

En secret une autre voix :

Qui soupire de la sorte ?

O mon âme, n'est-ce pas

Une branche déjà morte

Qui vient de parler tout bas.

 

Le poème Feuilles d'Automne de Jean Moréas est lui aussi, l'un des plus beaux poèmes d'automne rédigés. C'est un poème qui montre "l'insouciance" qui entoure la jeunesse. En effet, comment penser à la vieillesse, au temps qui passe lorsqu'on a toute sa vigueur, son énergie, sa vie !

De la même manière, comment penser à l'automne lorsqu'on est en plein été ensoleillé. C'est à raison qu'il dit "Va t- on songer l'automne... quand la lumière environne la vie et le fier été !". Penser à la vieillesse peut être déprimant, alors qui s'en soucierait à part les personnes vieilles ?

D'ailleurs, à la fin du poème il dit "Chantez, riez, moi j'écoute en secret une autre voix... une branche déjà morte qui vient de parler tout bas". En résumé, c'est avec la première ride que l'on commence à penser à la vieillesse.

Commenter cet article

covix 20/10/2016 17:21

Bonjour,
L'automne c'est la vieillesse, l'anti chambre du grand voyage.
Je suis dans l'automne de mal vie comme le chantait Gabin,
En plus c'est la saison qui m'a vu naître et je l'aime.
Bonne journée
Bises