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Île des Poètes

Fête du Mawlid : les amours mahométanes et ses concubines

13 Mai 2017, 00:29am

Publié par Fathia NASR

Souda, l’altruiste

Après décès de Khadija, durant le ramadan de l’an 10 de la révélation,  le prophète n’attendit que quelques jours pour demander la main de Souda Bint Zim’a, également veuve. Cette fois-ci l’intermédiaire était Khadija bint al-Hakim, épouse d’Othman Madh’oûn. Celle-là confia : « Après la mort de Khadija je dis au prophète : Ô messager de Dieu, ne souhaitez-vous pas vous marie ? Il répondit : qui ? Je lui dis : une jeune fille ou une femme, c’est à votre convenance. Il me demanda : qui est la jeune fille ? Je lui répondis : celle qui vous mérite entre toutes les femmes est Aïcha la fille d’Abou Bakr. Puis il dis : et qui est la femme mûre ? Je lui dis : Souda bint Zim’a, elle croit en vous et suit vos préceptes. Puis il me dit : allez voir les deux pour moi ». Des années plus tard, Souda offrira sa nuit conjugale à Aïcha. Sachant la préférence du prophète pour elle, elle fit en sorte qu’il lui consacre deux nuits au lieu d’une seule.

Aïcha, la rousse

Sans conteste, le plus grand amour de Mohammed. Fille d’Abou Bakr, ami intime du prophète, elle est la seule de ses épouses à lui avoir offert sa virginité. Les chroniqueurs comparent l’amour que Mohamed eut pour elle à celui que Khadija eut pour lui. D’après les sources, il l’épousa à la Mecque, mais ne consomma l’union que plus tard, à Médine, en raison de son très jeune âge : 6,7 ou 9 ans, selon les versions. Le prophète lui fit construire une maison près de la mosquée de Médine, c’est là qu’elle partagea sa vie jusqu’à sa mort. Elle confia dans ses hadiths qu’elle jouait encore à la balançoire lorsque le prophète vint demander sa main. Elle grandit dans sa maison et partagea son intimité durant de longues années, consignant ses traditions et rapportant ses propos. Si les compagnons du prophète se sont chargés de transmettre sa tradition spirituelle et politique, Aïcha s’occupa principalement de transmettre les enseignements du Prophète en matière de vie familiale et privée. Des doutes planeront sur sa fidélité lors de ce qui est resté dans la Chronique comme Hâdith al Ifakk, lorsqu’elle quitta la caravane qui revenait à Médine pour rentrer quelques jours plus tard avec Safouan. Toutefois l’amour de Mohammed pour elle n’a jamais failli, et elle sera innocentée par un verset coranique près d’un mois plus tard. Si elle n’eut pas d’enfant avec lui, elle devint Oum al Mouminine (mère des croyants), révérée et vénérée par tous, jalousée et admirée par ses autres épouses.

Hafça, la commère

Veuve de Khonays ibn Hodhâfa, qui succomba des suites de ses blessures après la bataille de Badr, Hafça, fille d’Omar ibn Khattâb, deuxième calife, s’unit au prophète 30 mois après l’hégire. Elle fut répudiée par lui pour avoir rapporté à Aïcha, dont elle était l’amie intime, un incident que Mohammed lui avait commandé de taire. Un jour, en revenant de chez les siens, elle le surprit dans ses appartements avec Maria la copte. Pour ménager sa jalousie, il lui demanda de garder le secret. Elle confiera plus tard à Aïcha : « Dieu nous a débarrassés de Maria, le Messager de Dieu a promis de ne plus jamais l’approcher ». Après cet incident, Mohammed se retira chez Maria la copte 29 jours, durant lesquels il ne s’est pas rendu chez ses femmes. La grande piété de Hafça a plaidé en sa faveur auprès du Prophète, qui finit par lui accorder son pardon et la reprendre comme épouse.

Zaynab, la charitable

Peut de temps après son mariage avec Hafça, le Prophète s’unit avec Zaynab bint Khozayma, en l’an 3 de l’hégire. Les chroniqueurs rapportent qu’il l’aurait épousée par pitié, car elle était également veuve. De toutes ses femmes, Zaynab fut la plus charitable, son entourage l’appelait Oum al massakîn (la mère des pauvres). Elle n’est restée que huit, deux out trois mois chez le prophète, selon les versions, avant de décéder à l’âge de trente ans. Avec Khadija et Rayhâna bint Yazîd, elles sont les seules de ses épouses à mourir de son vivant.

Oum Salma, la noble

Hind de son prénom, elle appartenait à une noble faction des Quraych. Sa beauté était telle qu’Abou Bakr et Omar avaient demandé sa main et avaient tous deux essuyé un refus. Lorsque le prophète lui envoyât Hâteb ibn Balta’ah pour faire sa demande, elle répondit : « Que le message de Dieu soit le bienvenu, mais je suis une femme d’un certains âge, mère d’orphelins et d’une grande jalousie ». Mohammed lui renvoya un émissaire : « Que vous soyez âgée, je le suis plus que vous. Que vous soyez mère d’orphelins, ils sont entre les mains de Dieu et de son prophète. Quand à votre jalousie, je prie Dieu pour vous n’en souffriez plus ». Elle fut la dernière à décéder parmi les épouses du Prophète.

Zaynab, la convoitée

Elle fut d’abord la femme de son fils adoptif, Zayd ibn al-Hâritha. Lorsque celui-ci sentit que le prophète avait un faible pour elle, il la répudia immédiatement. Son union avec Mohammed fut légitimée par un verset coranique, qui lui octroya le droit de la prendre pour épouse malgré son union précédente avec Zayd. Ancien esclave affranchi par Mohammed, ce dernier avait eu le plus grand mal à se faire accorder la main de Zaynab bint Jahch, descendante d’une maison noble de Quraych. C’est vers Mohamed que penchait son cœur, et elle est également l’une de ses épouses qu’il a le plus aimées, à tel point qu’elle provoqua de vives rivalités avec Aïcha et Hafça.

Juwayria, la belle

Elle avait 20 ans lorsque Mahomet l’épousa, elle était si belle qu’elle ne laissait personne indifférent. Juwayria bint al-Hârith mourut à Médine en 56 de l’hégire, âgée de 70 ans.

Rayhâna, la jalouse.

D’origine juive, elle était esclave chez les Banû Quraydah lorsque le prophète lu donna le choix entre l’islam et le judaïsme, elle opta pur le premier, il l’affranchit donc et l’épousa. Dans sa vie avec Mohammed, Rayhâna bint al-Yazîd fit preuve d’une jalousie maladive, ce qui l’irrita et le poussa à la répudie, mais elle en fut si affligée qu’il décida de la reprendre. Elle mourut à son retour de hajjat al-wadâ’ (Le dernier pèlerinage).

Safiyya, l’aimante

D’origine juive, les siens, les Banû Qurayda, ont été assassinés lors de la bataille de Khaybar (an 7 de l’hégire). Tombée en esclavage, elle fut choisie par le Prophète qui la confia à sa servante Oum Salîma, le temps qu’elle apprenne les préceptes de l’islam, pus il l’affranchit et l’épousa à l’âge de 17 ans. Le jour de sa capture, elle se trouvait avec sa cousine, également tombée en servitude, lorsque Bilâl, ancien esclave affranchi par le prophète, commit l’indélicatesse de les conduire devant les morts de leur camp, provoquant l’hystérie de sa cousine. Mohammed fit alors la remarque à son compagnon : « N’as-tu point de miséricorde Bilâl ! Tu fais passer deux femmes devant leurs hommes assassinés ! ». Safiyya confiera des années plus tard : « Lorsque je suis arrivée chez le Messager de Dieu, je le haïssais plus que tout au monde. Pour moi, il avait fait tuer mon père, mon époux et les miens. Aujourd’hui, je l’aime plus que tout au monde », lui confia-t-elle. « Dites-leur : comment pouvez-vous être meilleures alors que mon père est Aaron, mon oncle est Moïse et mon époux Mohammed », lui a-t-il répondu. Il la considérait donc comme fille de prophète et épouse de prophète. Elle mourut en l’an 52 de l’hégire et légua son héritage à son frère et son neveu, tous deux juifs.

Les concubines :

Mohamed n’était pas qu’un époux, mais aussi un concubin. Toutefois, même si la pratique était courante dans les mœurs de l’époque, le Prophète avait une nette préférence pour le mariage et n’a jamais possédé que trois concubines : Maria la copte, Zulykha al-Qaradhiyya et une troisième qui lui fut offerte par Zaynab bint Jahch, mais dont la Chronique n’a pas retenu le nom. La première est la plus connue de toutes, et elle eut un rôle déterminant dans la vie de Mohammed, même si elle ne vivait pas dans la maison annexe à la mosquée de Médine où logeaient ses autres femmes. Esclave chrétienne offerte par le Patriarche d’Alexandrie, ses traits fins et les cheveux frisés ont suscité bien des jalousies dans les rangs des épouses officielles du prophète.


Commenter cet article

covix 13/05/2017 10:32

Bonjour,

Intéressant, je ne connais pas la vie du prophète, c'est du domaine privé.
Bonne journée
Bises