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Fahtia Nasr Art Scrapbooking et Littérature....

La peinture de Ahmed Ben Yessef: Le discours de la colombe

Tableau de la Liberté de l'ariste marocain Ahmed Ben Yessef

Le discours de la colombe

 (Perception de l’origine ou notes pour un jugement final)

 

Dans le fond, ta beauté est une dénonciation, un défi. Tu es la colombe qui s’empare de la mémoire, des terrasses, des minarets, qui survole la médina et les siècles…Colombe qui, atteinte parfois d’un coup de pierre ou de mitraille, se réfugie dans les touches d’un tableau, dans les lignes d’une gravure, dans un poème.

 L’art t’apaise.

 

La colombe apporte un message

Son message est une colombe

 

Colombes de Damas, du Caire, de Palestine ou de Tétouan qui quelquefois se réveillent à l’aurore flamboyante dans un patio ou un jardin de Séville, de Cordoue, de Grenade et s’y perdent dans la multitude. Quand elles rentrent vers leur orient, leurs ailes sont déjà lourdes de nostalgie, elles ne sont plus les mêmes.

 

Al-Andalus est toujours la patrie spirituelle de ces créateurs qui symbolisent la paix et l’amour, ces créateurs qui dénoncent les injustices. Symboles et métaphores qui enrichissent et configurent notre perception de la réalité. Réalité qui, à son tour, hésite entre symboles et métaphores. Métaphores qui font de sorte que l’espace dans lequel on vit nous soit plus reconnaissable, plus habitable. Après la métaphore, le paysage n’est plus le même.

 

Il a fallu qu’un beau jour la colombe crée Ben Yessef et le convertisse dans l’axe de son discours, dans le fil conducteur d’une espérance inébranlable. Dans l’œuvre de Ben Yessef, le hasard se déguise en destin et le destin se déguise en hasard, la transparence du langage nous séduit et l’horizon nous abandonne, la chimère est métamorphose et la beauté mutation.

 

La colombe rayonne parfois par son absence, d’autres par son rôle apparemment secondaire, ou bien par son protagoniste, mais elle nous demande toujours (même depuis son absence) de participer à son désarroi, de nous submerger dans sa beauté.

 

Quand nous rentrons vers notre orient nous sommes déjà ivres de nostalgie, nous ne sommes plus les mêmes et plus jamais ne le serons. Le langage nous transforme à mesure que nous avançons.

 

 Écrit par Tino Cruz

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Ajmone 01/01/2009 19:04

Superbe tableau et le texte le décrit fort bien.

Samia Nasr 01/01/2009 19:36


J'aime la peinture de Ahmed Ben Yessef, un peintre marocain qui a su donner à la peinture une poèsie de la colombe, qui existe seulement chez es artistes et les poètes qui aiment la paix et qui
n'espèrent que la paix pour le monde entier, il donne aussi à ses tableaux une esthétique pure car les personnages qui les a peintes sont plus réels dans ses toiles, je publierais quelques
personnages dont il donne à chacun un nom ou un titre précis que j'ai beacoup aimé.
Merci Ajmone de ton commentaire, je te souhaite une bonne année et mes meilleurs voeux du bonheur, la bonne santé, prospérité...


YannBBlues 30/12/2008 21:05

Bonsoir Samia...Je ne connaissais pas ce texte,ni son auteur Tino Cruz,sur cet oiseau symbolique mis en peinture,et sur son artiste Ahmed Ben Yessef...un très beau texte...bonne soiréeJe te souhaite plein de bonnes choses pour cette nouvelle année,portes-toi bien...Gros PiousYann

Liza Peninon 29/12/2008 23:52

C'est très beau et très impressionnant Samia .Merci de tout coeur pour ton si beau commentaire . Tu as raison les marques et les mauvais souvenirs d'enfance ne s'effacent jamais et réapparaissent quand on est seul et triste . ton commentaire est tellement beau que j'en reste sans mots . Tu as une si belle âme Samia, limpide comme l'eau claire . Gros bisous .Liza