Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
Fahtia Nasr Art Scrapbooking et Littérature....

Vidéo et analyse de l'œuvre - La Mort de Marat - du peintre Jacque-Louis David

La Mort de Marat - du peintre Jacque-Louis David - Huile sur toile, 165 x 128 cm - Bruxelles, Mussées royaux des Beaux-Arts de Belgique
La Mort de Marat - du peintre Jacque-Louis David - Huile sur toile, 165 x 128 cm - Bruxelles, Mussées royaux des Beaux-Arts de Belgique

Le tableau de David représentant Marat assassiné devient une icône de la Révolution française. Déjà sous l'Ancien Régime, le peintre était l'artiste majeur à Paris mais, dès 1789, il se rallia à la Révolution et, jacobine engagé, il fut chef de file des artistes et organisateur. À la convention nationale il vota la mort du roi. Aucun autre peintre n'a mis la Révolution en images comme lui.

L'assassinat de Marat offrait l'événement le plu sensationnel pour un tableau. Le 13 juillet 1793, Charlotte Corday obtint une entrevue avec le chef et maître à penser de la Révolution par une lettre où elle prétextait dénoncer des royalistes.  À ses yeux, Marat était un agitateur qui, dans l'autodestruction pour elle une raison suffisante de mériter la mort. Atteint d'une maladie de peau, Marat devait passer plusieurs heures par jour dans une baignoire pour que l'eau le soulage de ses démangeaisons. Elle le poignarda dans sa baignoire et fut arrêtée sur le champ, la pièce fut scellée et trois jours plus tard, le 16 juillet 1793, commença son procès. Elle fut exécutée le 17 juillet.

Le 15 juillet à la demande de la Convention nationale, David avait accepté de peindre un tableau de l'agitateur. Il prétendait l'avoir vu ainsi, tel que sur le tableau, dans la baignoire, à côté d'un billot en bois où se trouvaient encrier et papier, sur le quel Marat transcrivait ses dernières pensées pour le bien du peuple. Pourtant les actes du procès prouvent que David a manipulé les faits pour peindre un tableau de propagande révolutionnaire et obtenir le plus grand effet possible.

À cause de son ton de fond neutre la pièce est complètement indéfinie. Marat est assis dans une baignoire recouverte de serviettes et prolongée par une planche. La tête entourée de bandelettes, les yeux clos, Marat, semble-t-il de mourir.

Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article