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Île des Poètes

Une armée incroyable et l'enfant sauvé par Fathia Nasr

17 Février 2016, 01:44am

Publié par Fathia Nasr

Une nouvelle littéraire inspirée par un rêve fait en 2008.

Une armée incroyable et l’enfant à sauver:

Il faut que je vous parle de cet étrange rêve et effrayant comme s'il était réel. J’étais vêtue d’une longue robe blanche, debout au milieu des morts qui gisaient dans un bain de sang.

Pendant mon sommeil, mon cœur était terrorisé par le sentiment que je suis transportée dans une autre dimension dans une vie inconnue. Mon âme était secouée par les cris et les gémissements des blessés que je voyais ici et là sur un immense champ de bataille. Puis un épais brouillard s’étendit et recouvrit la terre où je semblais être la seule survivante de ce génocide.

Au moment où je restais là dans le brouillard, j’eus l’étrange sentiment de pénétrer dans le temps, un temps qui n’est ni le présent, ni le passé, mais un lointain futur.

Tout à coup, j’entendis un cri lugubre, un cri inhabituel pénétrant dans mon esprit endormi. Je frémissais de terreur, et dans toutes mes forces, je cherchais une échappatoire pour sortir de ce rêve, je me battais dans mon esprit pour m’éveiller, mais en vain.

Tels les fantômes émergeant de la brume, une armée puissante et incroyable guidée par un soldat, ressemblant à un robuste cyborg qui avérait être le chef, ou même un Dieu qu’on ne peut pas regarder, ni approcher, d’un visage puissant et pénétrant. Il était suivi de toutes les créatures démoniaques de l’enfer.

D’autres armées se joignirent à elle, avançant avec des animaux fantastiques mais d’horreur. Le ciel s’ouvrit pour cracher d’autres guerriers féroces, serpents, aigles rouges, panthères noirs, tigres féroces, des araignées terribles. Tandis que l’autre armée qui était là, qui écumait cet endroit depuis longtemps, tuant les habitants sans pitié, reculait avec une frousse incroyable, impressionnée et angoissée par toutes ses apparitions herculéennes mais le temps de prendre la fuite, l’armée démoniaque avec toutes ces forces inhumaines s’abattirent comme un loup féroce sur cette armée criminelle.

L'armée meurtrière des enfants, des femmes et des hommes fit terminée par cette armée miraculeuse. La terre s’entrouvrit et les colombes volèrent vers un ciel sombre pour l'illuminer de milles étincelles.

Le temps fut arrêté de nouveau quand près de moi un visage d’une femme dont le regard aux grands yeux verts me fixait. Une survivante, elle se dressa difficilement sur ses jambes tenant un enfant blessé à la tête et qui saignait, elle me le tendit dans mes bras, me priant de s’éloigner de cette terre sanglante. Je partis, laissant derrière moi que sang, poussière et cendre avec le souvenir de ce gigantesque cyborg, de ces grands yeux verts suppliants de cette femme, et de ces colombes qui se sont envolées dans le ciel comme des anges.

Marchant au milieu des grattes ciels calcinés, traversant des ponts, une route éventrée, passant à côté des corps déchiquetés, je fuyais. Je fuyais dans mes bras un enfant en tenant sa tête saignante dans mes bras, sur ma robe blanche, sur la terre où je marchais.

J’ai eu l’impression que j’ai marché des siècles, jusqu’à je me retrouve au milieu d’un désert, près d'une porte élevée telle une pyramide que je traversai sans crainte. Et là, je vis des femmes, des enfants, des hommes habillés en robes longues. Les femmes et les filles portaient des foulards, alors que les hommes et les garçons portaient des turbans sur leurs têtes. Un vieil homme vêtu d’une simple tunique blanche, turban à la tête, avec un bâton à la main, s’approchait de moi avec assurance et avec modestie. Quand une femme prit l’enfant de mes bras, le vieil homme fit près de moi, et mit sa main sur ma tête puis fit une prière, écoutant ses paroles, j'eus la sensation que tous les pêchers sortaient affreusement de mon ventre, et je commençais à cracher d’énormes limaces qui se sont vidées de mes tripes et mon corps puis tout autour de moi disparût. Et au-delà-de ce rêve, une autre porte lumineuse s’ouvrit, un autre monde où les colombes, les anges et les fées volaient, une autre porte où une nouvelle destinée commença...

© Fathia Nasr

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